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Un peu de philosophie...


On rêve très souvent de la mort. De Dieu, jamais.


La magie de la vie consiste à se servir de l'action pour parvenir à la non-action.


L'intention façonne la réalité. Nous devenons ce que nous pensons.


Le temps, c'est ce qui empêche tous les événements de l'univers de se produire en une seule fois.


Celui qui saisit les phénomènes comme réellement existants est aussi stupide qu'une vache, mais celui qui saisit l'absence d'existence des phénomènes, la vacuité, comme réelle, est encore plus stupide qu'une vache.


La réalité se trouve dans les yeux de celui qui regarde.


Rater le train n'est pénible que lorsque l'on court après.


Être vieux, c'est juste être jeune depuis plus longtemps que les autres.


Plus l'état de la planète se dégrade, plus notre espérance de vie augmente. Le jour de la fin du monde, nous serons donc peut-être devenus immortels.


Temps-Espace

Départ absolu

Aux frontières de la perspective holographique : matière et vacuité

Le paradoxe EPR

Le pendule de Foucault

La méditation

Bouddhisme, kézako ?

Le pessimisme de Schopenhauer

Temps-Espace

A l'horizon de ce désert que je traverse, rien d'autre que la légère courbure de la terre brûlée. Rien; rien. Et soudain, au fur et à mesure que j'avance, quelque chose : d'abord imperceptible, puis de plus en plus réelle... Mais oui, il y a quelque chose à l'horizon : i1 y a un arbre . Ne suis-je pas le jeu d'une illusion, d'un mirage ? Un passant m'aurait arrêté avant que je n'aperçoive l'arbre, et je lui aurait déclaré tout net qu'ici, il n'y avait rien. Maintenant l'image de l'arbre existe dans mon esprit; mais l'arbre existe-t-il dans la réalité ? J'ai vu l'arbre, mais je doute encore de sa réalité : peut-être mon opinion est elle faussée par l'illusion possible. Si je reste sur place, à moins que le phénomène se dissipe, jamais je ne serait fixé sur la réalité de l'arbre. Seule solution : avancer; plus j'avance et plus l'arbre que je vois, existe, non seulement en image, mais en essence, dans mon esprit. Maintenant qu'il se dresse devant moi, que je peux le toucher, je peux dire : ici, il y a un arbre.

Seulement, le problème n'est pas résolu : mon opinion n'est plus en cause, puisque j'ai vérifié que l'arbre existait en essence dans mon esprit. Mais dans la réalité ? Si je retourne sur mes pas, et que je reviens au point où tout à l'heure je ne voyais rien, l'arbre continuera d'exister dans mon esprit et dans m, réalité subjective, c'est à dire dans l'ensemble de ce que je puis concevoir ou me souvenir, dans ma connaissance. Maintenant, c'est elle qui est en jeu, au contraire de tout à l'heure : toutes les possibilités auraient été conservées même si ma connaissance,ou mon savoir, ne m'avait pas permis de penser un instant que je pouvais tomber dans l'illusion; j'aurais continué à penser l'image de l'arbre et l'arbre aurait continué à ou à ne pas exister dans la tangibilité (c'est ainsi que je conviens d'appeler la réalité subjective en opposition avec la réalité tout court). Or, maintenant, l'arbre n'est plus devant moi, mais je me souviens qu'il l'a été, et cela suffit à me convaincre qu'il continue d'être. Délivré de l'illusion, je suis peut-être dans l'erreur. Dans l'espace, absolument. Mais que s'est il passé dans le temps ? Je suis venu, j'ai vu, et je suis revenu ! Je suis arrivé ignorant, je suis reparti savant. Changement d'état donc : c'est que le temps m'a changé dans mon être (j'ai vieilli depuis tout à l'heure) et dans ma connaissance. Bien. Quand je suis devant l'arbre, le temps continue à s'écouler et à modifier activement les essences. Ne serait-ce que parce que je ne connaît l'arbre qu'en fonction du temps que met son image à me parvenir. Mais ce n'est pas tout; il faut se garder de raisonner statiquement, sans quoi, on se risque à passer à côté du vrai problème qua pose les rapports du temps et de l'espace et leur existence dans la réalité objective.

Prenons un peu de recul. Nous vivons sur la planète Terre et quand je me trouve dans le désert devant mon arbre, l'arbre et moi constituons un système déformable, au sens physique du terme, immobiles l'un en face de l'autre, quelque part au sein d'un univers mobile. Et la planète, dans sa révolution, évolue inlassablement dans l'espace, tournant sur elle-même à vitesse constante; nous voilà, mon arbre et moi qui nous déplaçons tranquillement dans l'univers, avec elle. Pas besoin de faire dix pas, la terre nous en fait faire cent. En fait, au bout de quelques instants, je me trouve exactement à l'endroit où, dans l'espace, se trouvait mon arbre quelques instants plus tôt. Tout comme un projectile lancé dans l'espace qui laisse derrière lui une "trace", tout ce qui ce trouve quelque part dans l'univers se déplace en abandonnant une ombre, une empreinte. Comme la voiture qui, en passant dans la rue, déplace une masse d'air que le passant ressent peu après comme un courant d'air, il se peut que l'empreinte laissée dans l'espace par un individu fouette le visage d'un autre qui se trouvera sur le "sillage" . On imagine facilement ce qui peut se passer ensuite. N'est ce pas une explication des phénomènes exceptionnels comme la médiumnité, ou même plus simplement des causes du "coup de foudre" ? L'image se déplace, et tout ce qu'elle contient en elle, avec elle. L'image, c'est plus que l'apparence : c'est notre indice de réalité a priori. L'image d'un objet véhicule unes quantité d'informations de toutes natures que l'individu reçoit de mille et une manières, émotionnellement. Et si l'individu vient à s'identifier à l'image, il s'approprie inconsciemment son contenu. C'est le temps qui véhicule les images, par l' intermédiaire de la lumière, c'est lui aussi qui véhicule le savoir : j'arrive ignorant, je repars savant. Le savoir est une lumière, lui aussi ! Et l'image est un savoir en puissance... La Terre se déplace dans l'espace et l'espace dans l'univers : tout est mouvement, tout est dans le temps. Le temps, c'est l'espace une infinité de fois.

Axel Chambily, 1974



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